04 août 07
LA PEUR DE GRANDIR


Depuis mon avènement le chiffre un s'ajoute à mon destin.
J'explore mon espace en découvrant
Un Monde inédit, un dernier cri.
L'existence du Monde s'assied sur mes genoux
Comme autrefois la Beauté sur celles de Rimbaud.
J'ai le même sentiment que ce poète maudit,
''Je l'ai trouvée amère, et Je l'ai injuriée''.
Compagne importune, elle étouffe mon espace.
Plume à la main, sans être poète - ni penseur,
Mais avec la peur de grandir,
J'essaie de sculpter sa silhouette, puis son image.
Hélas! Elle sort de ces pages morbides.
Ces pages qui conservaient notre intimité.
Compagne éphémère, elle se plaît de me jouer
De bon tours dans ce cercle vicieux.
Je me recroqueville dans mon coin de sommeil,
Tel un "Dieu tombé qui se souvient des cieux".
Tout comme Guénard "j'entre dans le monde du beau et du gratuit.
Je quitte l'indifférence et le mépris pour la joie de faire plaisir".
Néanmoins! le présent me rattrape.
Je suis pareil à un Albatros de retour sur ses planches.
Cette douleur pénètre mes viscères.
Être révolté, indigné
Dans cette ambiance de haine et de violence,
Tu cherches une façon d'afficher ton mépris.
S'immoler serait une faction,
Mais celles des vaincus.
Alors tu secoues ton amertume à coup de vin.
Ivre, avec le coeur ''Plus fort que la haine'',
Tu vocalises au delà des cieux:
"JE VEUX VIVRE DEBOUT''.
Vivre debout pour une noble cause,
Celle des "Conquérants d'eux-mêmes''.
Vivre Debout en dépit de tout:
De cet enfant solitaire, bafoué, meurtri.
Aux vécus plus tristes que les nuits.
Vivre debout avec ce souvenir de cet être,
De cette mère qui m'a octroyé l'existence
Et qui me la reprends à sa guise
Comme une créance à s'acquitter
Vivre debout au-dessus cette image d'un père
Violentant son chiffon pour apaiser
Les frustrations de sa réalité.
Vivre debout pour faire éclore l'Amour
De ce passé ténébreux.
Vivre debout pour remercier
Ceux qui m'ont tendu la main.
Vivre debout ''Aux noms de tous les miens''
Vivre debout pour tendre vers le beau.
Vivre debout pour voir les miens grandir
Et leur donner l'Amour que j'ai conquis.
Vivre debout pour être le père
De cet héritier qui me dira tous les jours
Autant de ''Je t'aime" que j'en ai souffert.
Vivre debout pour faire de mes mains de boxeurs,
Des mains de tendresse pour mon entourage.
Vivre debout pour aimer vivre - pour aimer l'Amour.
Vivre debout pour aussi tendre mon bras droit
A ceux qui, comme moi ont vécus
Dans ce monde sans rêves.
Auteur: Nfally Diatta
Commentaires
félicitation
félicitations poétiques , vous êtes la bienvenue au Printemps des Poètes des Afriques et d' Ailleurs si vous habitez la région parisienne.
notre mail
poetesdesafriques@voil.fr
correction mail
poetesdesafriques@voila.fr
benebaku
benebaku
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benebaku
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benebaku
beau
ça me parle tellement, j'en ai pleuré. un baume sur une plaie béante. Merci
beau
ça me parle tellement, j'en ai pleuré. un baume sur une plaie béante. Merci
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